L’attention est un pilier fondamental des apprentissages. Un enfant, un adolescent, qui possède une attention limitée n’est pas à l’aise à l’école. Ceci peut le conduire à compenser, à perdre de la vitalité, de la motivation. S’ensuivent, alors, des difficultés. L’enfant, l’adolescent devient en souffrance dans son quotidien scolaire.
L’attention et la concentration au coeur des apprentissages.
L’aider à développer son attention est possible grâce à la pratique de la ME3C, Concentration Calme Contrôle. La très grande malléabilité du cerveau aidant, tous les enfants (et les adultes aussi!) en sont capables.
Mais qu’est-ce que l’attention ?
J’aime bien cette définition de Stanislas Dehaene (Pr. Collège de France): « l’ensemble des mécanismes par lesquels le cerveau sélectionne une information et en oriente le traitement ». Il y a l’attention sélective qui, contrairement à l’attention dispersée, permet de filtrer les informations distractives. Il y a l’attention divisée: il s’agit par exemple de pouvoir lire au tableau tout en recopiant sur son cahier.
La concentration, quant à elle, est la faculté à focaliser l’attention sur un point.
Souvent, nous demandons à l’enfant de se concentrer sans donner les clefs pour l’aider. C’est comme de dire à un enfant « monte sur ce vélo » sans l’aider dans sa phase d’apprentissage. La ME3C permet de pallier de manière qualitative et quantitative à ce manque. En passant par le corps et l’émotionnel, la concentration s’inscrit en profondeur et durablement chez l’enfant, l’adolescent.
La Méthode 3C, un outil précieux
1. Amélioration de la Concentration
C’est le premier « C » et souvent la première préoccupation des parents. La pratique permet de :
- Filtrer les distractions : L’enfant apprend à s’isoler mentalement des bruits ambiants ou des pensées parasites.
- Maintenir l’attention longue : En pratiquant des exercices de focalisation, l’enfant peut rester sur une tâche complexe plus longtemps sans se décourager.
- Mémoriser plus facilement : Un cerveau concentré encode les informations de manière beaucoup plus efficace qu’un cerveau dispersé.
2. Le Calme : La base de l’équilibre émotionnel
L’apprentissage est souvent source de stress ou de frustration. Le deuxième « C » apporte :
- Réduction de l’anxiété de performance : En apprenant à respirer et à se détendre, l’enfant aborde les contrôles ou les exercices difficiles avec moins d’appréhension.
- Meilleure gestion des émotions : Le calme permet d’éviter les « blocages » face à l’échec. L’enfant ne se laisse plus submerger par la colère ou la tristesse s’il ne réussit pas tout de suite.
- Disponibilité mentale : Un corps calme envoie un signal de sécurité au cerveau, ce qui « ouvre » les zones liées à l’apprentissage (le cortex préfrontal).
3. Le Contrôle : Devenir acteur de ses apprentissages
Le troisième « C » concerne la maîtrise de soi et la conscience de son corps :
- Maîtrise de l’impulsivité : L’enfant apprend à réfléchir avant d’agir, ce qui limite les erreurs d’inattention comme par exemple lire un énoncé trop vite et passer à côté de la consigne.
- Autonomie accrue : L’enfant dispose d’une « boîte à outils ». Il sait quel exercice faire pour se recentrer sans avoir besoin de l’intervention constante d’un adulte.
- Posture et présence : En contrôlant mieux son corps, l’enfant adopte une meilleure posture assise, ce qui réduit la fatigue physique lors des devoirs.
| Pilier | Bénéfice clé pour l’école | Bénéfice clé à la maison |
| Concentration | Meilleure écoute en classe | Devoirs faits plus rapidement |
| Calme | Sérénité pendant les examens | Moins de tensions lors des apprentissages |
| Contrôle | Moins d’erreurs d’étourderie | Développement de la confiance |



